Commencer ce nouvel article impose un constat et de bien chaleureux remerciements ; les avis sont partagés, l’audience reçue à nos mises en garde s’avère bien limitée cependant aucune réaction désobligeante ou prise de position agressive ne s’est manifestée… Signe tellement encourageant que les opinions divergentes n’engendrent pas de divisions tranchées qui interdiraient toute forme de dialogue. En bref, il n’est pas rompu et si nous recevons -en messages privés- des objections, de fermes réserves, elles s’expriment avec une bienveillance qui rassure quant à notre aptitude à conserver cette réelle humanité fondée sur le respect et l’ouverture d’esprit.

Précédemment, nous avons tenté une réflexion visant à reconsidérer les données du problème généré par cette situation traumatisante de crise sanitaire. À revoir la « réalité » de ce terrain miné. Il convient d’y revenir brièvement et de se demander pourquoi toute pensée ou réflexion non conforme au dogme officiel est radicalement exclue, condamnée et ostracisée du champ médiatique. 

« Si le simple fait de se poser cette question que tout citoyen est en droit et même en devoir de se poser est signe de complotisme, alors c’est que l’heure est venue de revendiquer ce terme et d’en assumer les implications » (Alain Leduc, philosophe).

Dans le fatras des explications apportées, on peut aisément vérifier qu’un bon nombre se fonde sur le bon sens malgré le déni des experts patentés qui prétendent s’arroger le droit de penser à notre place.

Oublierions-nous cette petite voix intérieure susceptible de nous mettre en garde et qui se révèle notre meilleur guide à penser et à agir comme nous y invite Rousseau ? Faire appel en d’autres termes à notre intuition ; s’il faut choisir, le faire en pleine conscience.

Ce choix détermine une décision, une action à poser après exploration de toutes les hypothèses interrogées. Souscrire au masque, au confinement, à la piqûre ? Ne pas y souscrire ? 

Gardons à l’esprit, au passage, que Covid ou pas, nous vivons en permanence dans un contexte de virus et que cette proximité détermine dans le même temps notre immunité. Elle relève en premier lieu d’une cohérence avec soi-même lorsque tout concourt à un équilibre entre ressentis, paroles, pensées et mises en acte ; appelons cela un alignement où aucun hiatus ne vient parasiter notre modus vivendi.

N’avons-nous pas pu constater en effet que dans certaines circonstances de notre existence, nous étions « portés par la vague », tout arrivant à point nommé, sans que cela semble exiger le moindre effort ? D’aucuns parleront de « bonne étoile », c’est avant tout affaire d’harmonie interne à tous les étages ; aucun conflit intérieur ne vient entraver la dynamique où tout concourt à une réussite épanouie. 

Inversement, à d’autres moments, notre vie ressemble à un véritable champ de mine, rien ne se met en place sinon au prix d’efforts disproportionnés, tout est compliqué et les difficultés se multiplient, la maladie nous assaille… Comment l’expliquer ? Nous sommes alors aux prises avec les clivages, ces dissensions, ces tiraillements, ces divisions qui ont raison de notre équilibre.

Dès lors, le tout premier acte à poser consiste à exercer une vigilance permanente pour maintenir notre cohérence interne ; il en va de cette harmonie qui est en fait garante de notre immunité.

Rien d’étonnant à ce que nombre de personnes qui vivent depuis des mois dans un climat de tensions et de grand stress perdent tout repère, soient envahies par la peur et l’insécurité et deviennent plus volontiers des cibles que le premier virus  venu atteint volontiers. La santé c’est aussi affaire de lucidité, de mental ; s’appliquer à préserver notre « unité interne » revient aussi à nous prémunir des menaces de l’extérieur.

Le choix qui nous incombe à cette heure est une décision à prendre pour soi avant tout et non pour qui que ce soit d’autre ; le « je le fais pour mon entourage » n’est pas recevable car cela nous engage d’abord et avant tout à titre individuel même si, en aval, il est possible de trouver une sorte de consensus auprès de collectifs avec lesquels on se trouve en communion d’idées et de convictions. Il s’agit là encore d’observer la mesure car s’il est réconfortant de voir partagées nos certitudes, elles ne doivent pas s’ériger pour autant en vérités irréductibles excluant toute forme d’autres points de vue. Quant à le faire pour protéger son entourage, les experts sont nombreux à contester cette prise de position. 

Au-delà du choix individuel, au-delà des frayeurs que nous traversons et qui parfois nous paralysent, il existe une force qui vient de la cohésion et dans laquelle notre santé trouve ses racines.  La solidarité interne entre les uns et les autres est une fois encore un pouvoir positif qui permet d’avancer groupés, unis pour ouvrir le débat ; « l’union fait la force » dit le proverbe populaire, le secret ? C’est que plus puissante que les divergences, cette force nous incite à dépasser les clivages – ces fameux clivages ! – pour avancer ensemble et trouver, ENSEMBLE, une solution constructive. Et si l’humanité cessait sa répétition habituelle des peurs et des violences du passé ? Une telle action n’a rien d’impossible, elle dépend de nous tous. Elle dépend de l’éveil de notre conscience.

Sylvie COQUILLARD Nouméa le 23 mars 2021

Christiane Lavanoux, coach en développement personnel, a collecté les informations en vue de proposer une solution (lien page pro)
Sylvie Coquillard, écrivain et poète, a rédigé le texte (lien page pro)
Jules Hmaloko, photographe, a réalisé la photographie qui illustre l’article (lien page pro)
La Mètis, a personnalisé pour le site IGA cette même photographie (lien site)
Photo NC, atelier d’impression réalisera, pour les espaces IGA, le tirage en grand format de certaines photographies (lien site)