Qu’il s’agisse de la science ou de l’histoire des idées, c’est par une analyse critique et même un refus de caution que s’est affirmée une évolution effective qu’on peut appeler progrès.   Celui-ci autorise des avancées significatives qui donnent toute sa portée à cette valeur méthodologique du doute que nous tenons de Descartes. Cogito sum* ! (Je pense donc je suis)

Nous avons tous une faculté à éprouver des émotions vitales, parfois à les neutraliser ou à les ignorer parce qu’elles fouillent trop vivement notre histoire. Émotions fondamentales telles que la peur, la joie, la tristesse, la colère, la culpabilité … À nous de les traverser ou de les refouler au risque de laisser en friche une part essentielle de notre réalité. 

Ce premier « relais » passé, l’individu jusqu’ici vécu dans sa singularité peut aller de l’avant, vers l’Autre/ les autres, pour expérimenter une mise en partage, un jeu d’échanges et peut-être réussir à lancer un pont, privilégier des passerelles plutôt que cohabiter loin les uns des autres entre des murs où la compréhension mutuelle ne peut avoir droit de cité. (Assurément confinement, distanciation sociale et gestes-barrières rendent la démarche beaucoup plus malaisée…)

La compréhension n’émerge pleinement que lorsque conscient de malentendus, de méprises, de quiproquos, forts de ces écarts, chacun d’entre nous entreprend de s’interroger pour mieux faire naître de potentielles solutions plutôt que de rester campés sur de simples opinions ou à-prioris.

Ce travail sur soi s’intensifie alors car de quoi est-il question dès la première étape sinon d’une démarche d’exploration intérieure pour mieux comprendre le monde et mieux évoluer en conscience ?

Un parcours où nous devenons plus acteur que spectateur et qui prend sa signification dans une réflexion sur des données auxquelles nous sommes initialement confrontés ; se documenter, trier, interroger, réfléchir et décider après recul critique et prise de conscience.

Le contexte actuel peut à titre d’exemple donner lieu à cette démarche.

Depuis que le marasme nous a atteints, nous vivons une situation difficile, celle que connaissent les Français (et tant d’autres) depuis plus d’un an.  Des mesures ont été prises qui par nature -c’est un constat objectif- limitent notre liberté de façon conséquente, leur non-respect menant à de graves sanctions. Mesures qui émanent de décisions officielles, relayées par des médias-porte-paroles du gouvernement, c’est-à-dire le même discours affiché.

D’autres discours, d’autres témoignages, d’autres informations mettent en évidence bon nombre d’incohérences quant à ces mesures imposées pour notre « prétendu bien » levant le voile sur les zones d’ombre qui les accompagnent. Les ignorer relève d’un aveuglement dommageable ; pour se construire une perception juste de la situation, il conviendrait de noter en premier lieu que ces paroles trop systématiquement ravalées à des bruits de couloir et autres alertes abusives font l’objet de censures radicales ; vidéos supprimées aussitôt que parues, leurs auteurs interdits d’audience, leurs intervenants en butte à des menaces. Qu’ont donc à gagner ces gens-des spécialistes avoués, initialement reconnus- sinon un discrédit grave ? Pourquoi prennent-ils tant de risques pour continuer malgré tout à nous adresser leurs mises en garde ? Cessons de tout amalgamer et balayer radicalement au nom de ce fameux complotisme devenu la tarte à la crème de référence. Les Henrion-Caude (généticienne de renom, directrice de recherche), Louis Fouché (médecin officiel reconnu au discours mesuré) et son collectif médical de Reinfo-COVID, Xavier Azalberg, rédacteur en chef et journaliste éprouvé, Richard Boutry, journaliste au précieux travail proche du terrain, Valérie Bugault, autre spécialiste émérite pour ne citer que ceux-là prennent des risques considérables et grandissants ; où est leur bénéfice sinon à nous faire valoir des arguments et des avis tout comme des mises en garde ? 

N’est-il pas temps de leur prêter l’oreille quand l’acharnement à les faire taire ne cesse de croître ?

Leur audience devenue dérisoire mérite d’être prise en compte au moins pour que nous soyons capables de nous informer et de nous donner les moyens d’y voir plus clair. En connaissance de cause alors, nous serons à même de cautionner ce qui nous est formellement « recommandé » ou de botter en touche ce qui peut apparaître comme abusif et contestable. 

Si la rébellion systématique et l’esprit contestataire à tout crin sont des attitudes dangereuses et souvent stériles, le conformisme aveugle et la perception réductrice d’un problème majeur sont des écueils redoutables et lourds de conséquences.

Cogito sum ! Pour avoir pleine conscience des réalités et décider en connaissance de cause, il devient capital de se forger une opinion fondée sur un examen approfondi des tenants et aboutissants de la situation présente. 

Sylvie COQUILLARD Jeudi 18 mars 2021

Christiane Lavanoux, coach en développement personnel, a collecté les informations en vue de proposer une solution (lien page pro)
Sylvie Coquillard, écrivain et poète, a rédigé le texte (lien page pro)
Jules Hmaloko, photographe, a réalisé la photographie qui illustre l’article (lien page pro)
La Mètis, a personnalisé pour le site IGA cette même photographie (lien site)
Photo NC, atelier d’impression réalisera, pour les espaces IGA, le tirage en grand format de certaines photographies (lien site)

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